Problèmes éducatifs et environnementaux

Problèmes éducatifs et environnementaux

Pour répondre aux problèmes rencontrés à Madagascar, à la fois d’ordre éducatifs et environnementaux, mais aussi économiques
et sociaux, nous avons choisi de développer à Tsaravary sur la commune de Mananjary, au Sud-Est de l’île, un « Centre de Formation
et de Développement Rural », intégré et durable, dénommé « Les Métiers de la Terre ».

Après avoir passé plusieurs mois, multiplié les séjours et réalisé diverses actions de soutien et de développement dans différentes régions de l’île de Madagascar, en collaboration avec d’autres associations locales, notre association PACHAMAMA « Les Piliers de la Terre » a pris conscience des conditions de vie particulièrement difficiles et précaires du peuple Malgache.

Deux aspects nous ont particulièrement marqué au regard des enjeux environnementaux pour lesquels nous nous mobilisons :

  • Les pratiques paysannes agricoles dévastatrices pour l’environnement, lesquelles concernent l’ensemble du pays puisque plus de 70 % de la population est agriculteur ou assimilé.
  • Les énormes carences de l’île en matière de scolarisation et de formation qui d’ailleurs n’ont pu permettre chez les paysans, le développement d’un comportement plus responsable envers leur patrimoine naturel.

S’agissant des pratiques culturales, nous avons pu constater que pratiquement toutes les terres autrefois recouvertes de forêt ont été défrichées pour être mises en culture… D’abord fertiles, ces terres se sont rapidement épuisées pour être abandonnées à la sécheresse imposant à la population, la famine.

En effet, les pratiques agricoles des paysans malgaches qui perpétuent des méthodes de culture traditionnelles mal adaptées, héritées du passé, ont accéléré le processus de désertification des sols et ont conduit aujourd’hui à une véritable catastrophe écologique avec une réduction de l’exceptionnelle biodiversité de ce pays.

En ce qui concerne l’absence quasi-totale de scolarisation et de formation, nous avons pu remarquer, notamment dans les zones rurales, que de nombreux enfants ne vont pas à l’école… Le défaut de moyens, le manque d’information des parents ou leur négligence sont souvent à l’origine de cette situation.

Il y a également les enfants qui habitent trop loin ou ceux qui exercent toutes sortes d’activités dans la rue ou les champs pour gagner leur vie, aider leur famille à survivre, sans compter ceux qui ne trouvent pas de place dans l’école dont ils pourraient payer la faible participation demandée.

Malgré le développement des écoles primaires, qui progressent un peu aujourd’hui, parfois même jusqu’en brousse, le retard accumulé reste considérable, en particulier au niveau des établissements secondaires. Faute de collèges, une très grande majorité arrêtent donc leurs études en fin de primaire et pour les jeunes encore scolarisés, aussi brillants soient-ils, nombreux sont ceux qui abandonnent leurs études en cours de sixième du fait des frais de scolarité du secondaire qui dépassent de loin, les maigres revenus des parents… Aussi, pour faire face à cette situation dramatique, palier aux carences constatées et soutenir les structures déjà en place, notre association a souhaité se mobiliser en élaborant le projet de Centre de formation et de développement rural intégré, dénommé « Les Métiers de la Terre ».