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Cap sur la rentrée des classes

Diane et Mélody 12 octobre 2017

 

La formation en guise de nouvelles perspectives d’avenir: Le Centre des Métiers de la Terre

Dans sa recherche de solutions locales, Pachamama a développé, à Tsaravary sur la commune de Mananjary, un « Centre de Formation et de Développement Rural », intégré et durable, dénommé « Les Métiers de la Terre ».

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Ce centre de formation est destiné, aussi bien aux filles qu’aux garçons, âgés de 18 à 25 ans. Ils suivent une formation de 6 mois, enseignée par un ingénieur agronome malgache. La formation compte 2 jours de travaux pratiques par semaine (formation agricole) ainsi que 3 jours d’enseignement théorique: agronomie, grammaire, orthographe, éducation civique et sexuelle.

Pachamama a donc à cet effet construit une école (bâtiment ci-dessous) permettant d’accueillir 20 à 25 étudiants tous les 6 mois, où sont données les classes théoriques. En ce qui concerne les travaux pratiques, les étudiants bénéficieront directement des 32 hectares sur-place, exploités actuellement par les ouvriers.

Le nombre de places offertes étant limité par rapport au nombre de jeunes sans activité, il a fallu définir des critères d’admissibilité. Les jeunes des quartiers avoisinants seront prioritaires, et parmis eux, les plus démunis financièrement et les plus motivés seront invités à suivre le programme.

Grâce à la coopération de Faustin, chef des jeunes du village de Tsaravary, qui avait réalisé une première liste de candidatures, nous avons pu aller à la rencontre des jeunes et de leurs parents, directement à leur domicile. Premier fait saillant, malgré quelques minces écarts, le critère de nécessité est applicable à l’ensemble du village, et très rares sont les jeunes ayant suivis une formation professionnelle. Par ailleurs, force est de constater que les divertissements sont quasi inexistants.

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Cependant, nous noterons des écarts visibles quant à la motivation des jeunes à suivre ce programme. En effet, quand bien même la liste de départ comportait très peu de candidatures féminines, ce sont les jeunes filles qui à de multiples reprises, venaient nous interpellées lors de notre visite, afin de déposer leur candidature spontanée. Compte tenue de la place de la femme au sein des populations malgaches les plus démunies, ce fut un témoignage encourageant de volonté de changement. La prise d’initiative est alors mise en avant, dans une culture ou l’exercice du libre arbitre chez la femme n’est pas chose courante.

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En outre, nous avons affronté la dure réalité de la non-alphabétisation. Afin de suivre la formation au complet, il est indispensable que les jeunes sachent lire et écrire. Toutefois, la plupart de ceux-ci, contraints d’arrêter l’école très tôt, demeurent illettrés. Faute de moyens, les parents ne peuvent se permettre d’acheter les fournitures scolaires nécessaires, ne permettant pas aux enfants de poursuivre leur formation élémentaire.

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Constatant la fierté des futurs étudiants lors de l’inscription de leur nom sur la liste des potentielles recrues, nous repartirons touchées, et convaincues du potentiel de ce projet. Bien que nous ne puissions pas, pour le moment, assurer le recrutement de tous ces jeunes à la ferme, après leur formation, celle-ci leur donne de nouvelles perspectives d’emploi, et ainsi, d’avenir.

Finalement, pour boucler notre visite, nous sommes allées à la rencontre du roi du village, comme le veut la tradition, qui nous a donné sa bénédiction, saluant l’association pour cette belle initiative.